Participer à un symposium ce n’est pas seulement exposer ses œuvres dans un kiosque avec d’autres artistes. Pour en arriver là, il y a toute une préparation qui peut prendre des semaines.
Tout d'abord, il faut déterminer quels dessins je vais exposer en tenant compte de l’espace qui m’est alloué. Ce choix entraîne plusieurs préparatifs : la préparation des cartels, l'achat de suffisamment de crochets pour accrocher les dessins... Vais-je apporter un ou deux supports autoportants pour avoir un panneau d’exposition plus aéré? Je dois également préparer à l'avance les factures et les certificats d’authenticité au cas où je ferais des ventes, sans oublier l'emballage pour les clients et de l'argent comptant pour la vente de mes produits dérivés.
Cela implique aussi de planifier l’aménagement de mon espace : où seront accrochés les dessins et quelle sera la décoration? (À ce propos, j’aime beaucoup créer une petite décoration spéciale pour ma série de voitures). Il faut aussi prévoir de l’éclairage, au cas où l’endroit serait trop sombre.
Ensuite, il y a la table à aménager. Je dois garder une place pour dessiner et installer mon matériel : coffre à crayons, table de dessin portative, lampe et autres essentiels. Le reste de la table sera occupé par mes produits dérivés, mes cartes d’affaires et mes affiches avec codes QR pour mon site web et ma page Facebook. En passant, je me suis acheté une belle nappe avec des imprimés de crayons de couleur. C’est vraiment cool!

Enfin, pour installer tout cela, il faut penser à apporter les bons outils.
Dans la majorité des cas, il faut aussi prévoir son hébergement. Pour le symposium des 18 et 19 juillet, comme il est à seulement 47 km de chez moi, je n'ai pas à assumer cette dépense.
Comme vous pouvez le constater, il y a énormément de choses à anticiper. Tout cela est invisible pour le visiteur qui parcourt les kiosques. Je lève mon chapeau aux artistes qui participent à plusieurs symposiums par année!
Oh! J’ai oublié quelque chose de très important : mon sourire et ma bonne humeur! C’est essentiel pour les visiteurs, mais aussi pour moi. Il faut avoir du plaisir, sinon ça n’en vaut pas la peine.
Participer à un symposium est exigeant et parfois épuisant, mais c’est aussi tellement gratifiant de pouvoir échanger avec le public. On y fait de si belles rencontres.
D'ailleurs, si vous êtes dans la région du Lac-Saint-Jean], je serai au symposium Courant d’art au Mont-Plaisant de Roberval les 18 et 19 juillet. Passez me voir!

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